Libre cours à l'éducation

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Petit matin... au colloque de l'AQUOPS

En sifflotant cet air de Sylvain Lelièvre ce matin, je vous écris depuis ce qui était sa région de Québec, au colloque de l'AQUOPS.

Colloque chargé en perspective pour moi, je suis toujours membre du conseil d'administration. De plus, j'animerai 3 ateliers.

Aujourd'hui mardi, une journée avec PHP/MySQL, que j'animerai avec Gilles Jobin. Grosse journée en perspective. C'est une initiation à la programmation avec ce langage script web et cette base de données libres. J'ai bien hâte de voir les réactions.

Demain mercredi, atelier sur Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ça intéresse beaucoup de gens, là aussi, bien hâte de voir la réaction des gens par rapport à cela. Pour ceux que ça pourrait intéresser d'ailleurs, je vais présenter avec S5, un outil de présentation fait par Éric Meyer, que j'ai intégré à Mediawiki (qui est l'engin de wiki de Wikipédia). En fait, à part comprendre comment ça fonctionnait, et l'intégrer et corriger quelques coquilles, je n'ai fait que reprendre un travail qui avait déjà été fait par un internaute chinois (ce ne sont pas des blagues, voir cette page). Pour voir ce que ça peut avoir l'air, suffit de cliquer sur "Présentation" en haut de ma page wiki sur mon atelier. En passant, ça fait longtemps que les gens du RÉCIT MST ont intégré S5 dans Wikinimst.

Ce qui m'amène naturellement à parler de mon atelier de jeudi, comment bénéficier de la communauté du logiciel libre. Ça sera un bel exemple (l'intégration de S5 à Mediawiki) à utiliser pour montrer comment ça marche.

Aussi, jetez un oeil au Blogue de l'AQUOPS. Cette année, une équipe de 6 étudiants en éducation de l'Université de Montréal nous concoctera régulièrement des billets sur le colloque, en direct. Une catégorie spéciale a été créé pour l'occasion, vous pouvez aussi suivre les billets sur le sujet avec le fil RSS qui y est rattaché.

Bon colloque à tous !

Interdiction d'utiliser l'ordinateur portable dans la classe !

Il fallait s'y attendre un jour. Alors que plusieurs rament pour que ça arrivent, d'autres ont décidé que c'était trop distrayant.

En gros, si vous ne lisez pas l'article en anglais, le professeur d'université interdit l'usage de l'ordinateur portable en classe, parce que les élèves sont trop concentrés sur le fait de retranscrire ce que le prof dit et non d'écouter ce qui se passe.

C'est très intéressant, parce que ça pose de belles questions sur l'intégration des TIC à l'école (et dans les études supérieures), et de l'usage qu'on en fait ultimement. Pas très débrouillards d'ailleurs les étudiants qui ne font que recopier. Suffit d'ouvrir le micro et d'enregistrer le cours en format audio, beaucoup moins forçant.

Remarquez, je serais probablement aussi faché que les étudiants si on m'avait fait cette interdiction. Si j'étais aujourd'hui de retour sur les bancs d'université, vous pouvez être certain que j'aurais un portable en tout temps à mes côtés.

D'ailleurs ceux qui m'ont déjà vu en rencontre ou lors d'une réunion savent que c'est le cas. Et pourtant, j'écoute ce qui se dit. Cela dit, c'est vrai que pour des gens non habitués à la présence d'un ordinateur, l'écran crée une certaine barrière physique.

Bref, en résumé, le geste de bannir de cette façon l'ordinateur cache un malaise plus grand qui , à mon avis, aurait dû être le point traité et non la présence comme tel de l'ordinateur.

Qu'en pensez-vous ?

(via slashdot)

Feynman, comment les gens font pour apprendre sans comprendre ?

Citation tirée du livre d'entretiens, qui a déjà 20 ans, avec Richard Feynman, prix Nobel de physique. Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! (en version originale Surely, you're joking Mr. Feynman), contient plein de perles dont je vais tâcher de vous faire part.

Ce physicien, aujourd'hui décédé, était tout un phénomène. C'est un livre très intéressant à lire sur le parcours d'un scientifique pas ordinaire.

Juste avant ce passage, un de ses camarades en classe de dessin industriel, lui a demandé pour le coincer si les courbes d'un instruments de dessin pour faire des courbes (un pistolet) pouvaient être décrites analytiquement. Feynman a répondu que oui, que ces courbes ont de particulier qu'en leur point le plus bas, la tangente est toujours horizontale; et ce, quelle que soit l'orientation du pistolet.

(le gras est de moi)

Tous les élèves se sont alors mis à vérifier (...) qu'effectivement, la tangente y est toujours horizontale. Ils n'en revenaient pas. Et pourtant... ils savaient tous , ayant déjà fait pas mal de mathématiques, qu'en un minimum (ici le point le plus bas), la dérivée (la tangente) est toujours nulle (horizontale), quelle que soit la courbe.

Simplement, ils ne savaient même pas ce qu'ils savaient. Je ne sais pas comment les gens font pour apprendre sans comprendre; ils apprennent autrement, par coeur, ou je ne sais quoi... Pas étonnant après ça que leur savoir soit si fragile !

Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! (p.38)

Bonne réplique

À travers la polémique sur le "grand" nombre d'enseignants sans permis d'enseigner, j'avais aussi entendu Jacques Dufresne à l'émission Indicatif Présent dire quelques bizarreries comme celle qu'on avait remplacé une formation disciplinaire par "4 ans de psychopédagogie" (en plus d'en avoir mentionné d'autres aussi). Ayant moi-même vécu cette formation de 4 ans, je me suis dit que c'est toujours plus facile pour quelqu'un de l'extérieur de dire n'importe quoi sur ce qu'on ne connait pas.

Au moins, dans Le Devoir d'avant-hier, un docteur répond au docteur. Ça fait du bien de voir quelqu'un remettre les choses en perspective.

AQUOPS: moins de 10 jours

Ouf... Nous avons eu un conseil d'administration hier pour étudier toutes les possibilités quant à la survie de l'AQUOPS. Ce fut long et difficile. En voici les pénibles constatations... Ne perdons pas totalement espoir tout de même !


Chers membres et amis de l'AQUOPS,

Suite à un conseil d'administration qui a eu lieu le 31 mai 2005, les administrateurs en sont venus à la conclusion que la situation financière actuelle était extrêmement critique, et nécessitait la prise en considération de la fermeture et de la dissolution de l'AQUOPS.

Or, en dépit d'initiatives encourageantes, le conseil se doit d'agir de manière responsable et de préparer les scénarios les plus probables. Il convoque donc une assemblée générale spéciale de ses membres le 10 juin 2005 à 19h30 dans les locaux de l'AQUOPS à Montréal pour prendre une décision finale sur le sort de l'AQUOPS.

Toutefois, plusieurs partenaires continuent de nous supporter. Industrie Canada, la CDEC Centre-Nord ainsi que le MELS nous apportent un certain appui financier. Pour l'instant, cet appui n'est pas suffisant pour permettre de nous redresser et de poursuivre nos activités.

Cependant, suite à notre dernier message acheminé à nos membres, plusieurs nous ont manifesté un appui, et certains même nous offrant une lueur d'espoir. Il s'agit d'une volonté exprimée par certaines commissions scolaires de devenir membres corporatifs de l'AQUOPS en payant une cotisation annuelle calculée sur la base du nombre d'élèves de leur territoire.

En moins de 24 heures, 5 6 commissions scolaires ont exprimé leur volonté ferme d'agir ainsi et 3 autres commissions scolaires ont manifesté leur volonté d'adhérer à l'AQUOPS sur cette base. Nous espérons que le mouvement prendra de l'ampleur.

Cette initiative montre l'appui indéfectible des membres de l'AQUOPS à la mission et à la raison d'être de l'AQUOPS. Il nous reste moins de dix jours avant la fermeture probable de l'organisme.

Nous vous invitons à diffuser largement ce message et à saisir toute l'urgence de la situation.

Il est minuit moins une, 24 ans d'expertise pédagogique et technologique du seul réseau interdisciplinaire francophone d'enseignants des niveaux primaire et secondaire s'apprêtent à disparaître.

Merci de votre appui.

Pour rejoindre l'AQUOPS sur ce dossier, écrire à survie@aquops.qc.ca

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