Libre cours...

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mardi, septembre 6 2005

Joli...

... le nouveau look d'accueil de la Wikipédia francophone.

Si vous voulez tout savoir, une partie de la discussion qui a mené au consensus et à la modification. Personnellement, je trouve la Wikipédia francophone plus jolie que l'italienne qui a servi d'inspiration.

lundi, septembre 5 2005

Je doute, donc je pense, donc j'écris ?

Petite déformation de la pensée de Descartes, pour rendre compte d'un petit bout de travail que j'ai fait ce matin dans Wikipédia, sur la page de Montréal.

Avant hier, quelqu'un était venu changer "Montréal est à la fois région administrative et ville de la province de Québec" par "Montréal est à la fois région administrative et ville de la province du Québec". C'est de bonne guerre, mais bon, spontanément, il me semble qu'on ne dit pas ça ici. Alors, hop ! retour à l'ancienne version de la page avec "province de Québec".

Ce matin, un autre usager a encore modifié la page, revenant à "province du Québec" avec cette justification dans son résumé:

c'est la province "de le" Québec pas la province de Québec la ville

C'est la même chose qui se passe lorsqu'on regarde trop souvent un mot et qu'on se mets à le trouver laid. Je n'étais plus du tout certain de la formulation correcte dans ce cas. Tout ce qui me restait en tête, ce sont des bribes de discours de Maurice Duplessis, qui employait souvent "la province de québec" dans ses discours.

Alors je suis allé à la source: la constitution canadienne ! Où l'on trouve à maintes reprises le terme "province de Québec". Maintenant, on pourrait débattre sur le fait que nous ayions signé ou pas la constitution en 1982, mais ça, c'est un autre dossier :-)

C'est pour cela que j'aime bien contribuer à Wikipédia. Au grand dam de plusieurs personnes qui me cotoient, j'ai souvent tendance à mettre en doute des choses que beaucoup de gens prennent pour acquis, quitte à confirmer que j'ai tort. Je trouve que ça garde l'esprit critique en forme.

PS: Pour ceux qui ne suivent pas trop Wikipédia, vous pouvez voir l'historique récente de l'article, et la justification que j'ai posé sur la page de discussion.

samedi, septembre 3 2005

Doit-on vraiment toujours tout montrer ?

Ce matin, en lisant La Presse, j'ai eu un gros malaise, page A10.

La légende de la photo, qui fait 1/4 de la page, pleine largeur: Le corps sans vie d'une femme victime de l'ouragan Katrina flotte dans l'eau à proximité du Superdome, à la Nouvelle-Orléans, en Lousiane. Et la photo est explicite, si l'étiquette du chandail de la personne photographiée était sortie, on aurait probablement pu savoir si c'était made in china ou pas.

Ironique, c'est juste au-dessus d'une publicité de Loto-Québec pour une nouvelle loterie donc le slogan est Riez un peu. Une petite colonne de 5 paragraphes contient l'article lié à l'ouragan, Des semaines avant de "vider" la ville de son eau.

Personnellement, je trouve pas vraiment ça drôle du tout.

Je trouve que cette photo est un bel exemple de sensationnalisme inutile, c'est du journal jaune, avec une absence totale de justification. Sommes-nous vraiment obligés de voir le corps qui flotte pour en avoir la conscience ? J'ai voulu vous retrouver la photo, mais elle n'est pas sur le site de cyberpresse. Au moins, une photo comme celle-ci, même si elle montre la réalité crue, aurait été beaucoup moins choquante.

Doit-on vraiment toujours tout montrer dans les médias ? Et surtout, qu'est-ce que cette photo amenait dans cette page ? C'est la dernière page du dossier, la page est occupée presque au 3/4 par une pub, et l'article de la page n'a aucun rapport avec la photo.

J'accuse La Presse de "remplissage cheap". Indigne d'un média qui se respecte.

vendredi, septembre 2 2005

Des nouveautés passionnantes

À part mon court billet d'hier, cela faisait plus d'un mois que je n'avais rien publié. Beaucoup de travail, pas beaucoup de temps, évidemment.

Il s'est passé 2-3 trucs durant ce temps, entre autres, avec mes grands amis de ptaff.ca. Je veux vous parler de 2-3 trucs nouveaux sur ce site, parce qu'en autres, je suis l'auteur de l'un d'entre eux.

Liendex

C'est une des pages les plus utiles au commun des mortels qui vient de sortir de l'antre du cerveau de Miguel , via les doigts de fée de programmeur de l'ami Patrice. Je m'en sers presque quotidiennement. En 2-3 mots, Liendex vous permet de taper un mot, et d'obtenir instantanément le lien vers une foule de dictionnaire, d'encyclopédies, contenant de l'information sur ce mot. Comme je travaille à l'écriture d'un livre, ça me sert beaucoup. Et ça peut servir à n'importe qui qui recherche le sens d'un mot. Ça vaut le détour !

Soleil

Ça, c'est une curiosité intéressante. Une petite application web permettant de déterminer l'heure du lever et du coucher du soleil partout à travers le monde, avec durée du jour et graphique à l'appui. Super intéressant, et en logiciel libre bien entendu.

La laideur des mots

Ça, c'est de mon cru. En fixant des yeux certains textes pendant de longues heures, j'ai souvent remarqué que je trouvais des mots laids, visuellement parlant. Je ne sais pas toujours pourquoi, parfois, c'est l'agencement des lettres, parfois le son que ça évoque. Je me suis dit que cette constatation pas vraiment utile devait bien fasciner quelqu'un d'autre que moi à travers cette petite planète. J'ai donc préparé une petite application pouvant recueillir un florilège des mots les plus laids. Vous y trouverez déjà quelques mots, à vous d'ajouter vos laideurs favorites.

Y'a aussi beaucoup d'autres choses intéressantes sur ptaff.ca. Je vous en ai déjà parlé, mais bon, si vous n'avez pas encore lu les opinions de Miguel sur le facteur humidex, et ses mésaventures dans notre système hospitalier, ça vaut quelques minutes de lecture !

C'est vendredi après tout, et c'est une longue fin de semaine en plus !

mercredi, août 31 2005

Ça m'a mis "dans tous mes états"...

Normal ! C'est le site "Le cerveau dans tous ses états"...

Un seul commentaire: wow ! Je suis allé voir alors que j'ai vu la description de son atelier pour le congrès de l'APSQ qui aura lieu en octobre, c'est certain que je vais y assister. Si l'atelier est aussi passionnant que le site, ça va être formidable !

En plus, devinez quoi ? C'est du contenu libre. Une mine d'or, je vous dit.

Mise à jour: j'ai découvert que je vous ai amené vers le plan pour débutants du site. Explorez un peu, vous verrez qu'il y a plusieurs niveaux de complexité, plusieurs façons d'aborder la réalité, tout comme il y en a de visiter ce site.

mardi, août 2 2005

Des nouvelles de Ti-Loup !

Je n'ai pas reparlé souvent de Ti-Loup sur mon carnet. Ce n'est pas parce qu'il n'est pas constamment source d'émerveillement, au contraire. Les mots sont difficiles à trouver parfois, ce qui est le plus extraordinaire dans ce petit bout d'être humain, c'est cette capacité incroyable à apprendre. Cette capacité que l'école a parfois de la difficulté à garder vivante.

Mais bon, restons joyeux. Voici Ti-Loup debout dans sa couchette. Il se tient tout seul à 7 mois déjà, et il explore en grand. C'est tout un grimpeur !

vendredi, juillet 29 2005

Une leçon de droit commercial quelqu'un ?

Semblerait que certains (et pas seulement lui) demandent que l'on accorde sans appel d'offres le contrat du renouvellement des voitures du métro de Montréal à Bombardier ...

Hum, comment dire... Est-ce que c'est moi qui en manque des bouts, ou c'est le genre de chose qu'un gouvernement n'est pas censé faire (donner un contrat de centaines de milliers de dollars sans appel d'offres) ? En plus, ça se ferait au vu et au su de tous ? Rendu là, c'est presque nationaliser pour un temps Bombardier Transport...

J'ai rien contre Bombardier, mais il me semble qu'en tant que contribuable qui paie pour ces voitures, j'aimerais aussi m'assurer que d'autres compagnies ne peuvent pas aussi en faire autant pour notre argent. Peut-être que certains lecteurs pourront me donner une leçon de "droit commercial", il me semble qu'il existe des lois sur la concurrence et ces trucs-là, non ?

lundi, juillet 25 2005

Citation de retour de vacances

It's not wise to promote incompetent people to higher positions. The Laws of Gravity always prevail, making them eventually falling back down on you, taking the whole organisation with them (very bad for your coiffure).

(via Louis/Temps Perdu)

Bonne explication du principe de Peters. Ça commence bien le retour au travail !

vendredi, juillet 8 2005

Trouvailles du matin

Ce matin, en moins d'une heure, trois rélévélations !

GnuEdu, un système d'indexation de ressources éducationnelles libre (ce qui est libre, c'est bien sûr le catalogue, mais surtout le moteur d'indexation). Ça semble extrêmement intéressant et prometteur. On aura intérêt à regarder ça de très près. GnuEdu suit les normes en matière de méta-données, ça répond donc à un besoin important.

Autre chose très liée, j'ai vu la présentation de deux systèmes de gestion de bibliothèque, soit un système pour de petites à moyennes bibliothèque appelé PMB (à l'origine francophone, puis internationalisé), mais aussi un système pour de grosses bibliothèques appelé Koha (site en français, ou site original). Ce qui est très comique dans tout ça, c'est que la présentation était surtout destinée aux bibliothécaires, mais nous étions quelques uns du monde de l'éducation. Je me suis aperçu que la France était exactement dans la même situation que le Québec à ce point de vue. Un organisme "au service du public" a développé un logiciel de gestion de bibliothèque propriétaire, qu'ils revendent aux établissements à grand frais chaque année. 96% des bibliothèques scolaires l'utilisent, c'est très difficile de s'en défaire puisque le code est fermé, que c'est impossible "légalement" d'exporter les données (d'après ce que j'ai compris). Ça ressemble comme deux gouttes d'eau aux principes que la société GRICS a mis en place avec le logiciel Regard. Je suis convaincu qu'il y a là un potentiel énorme, à tous les points de vue.

Aussi, j'ai vu la présentation de Squeak, environnement de programmation très intéressant, particulièrement pour l'éducation (primaire, secondaire). Pour ceux qui connaissaient, ça fait un peu penser aux principes du Logo, en beaucoup plus puissant (enfin, pour ce que j'en ai compris).

Bref, ça fait très peu de temps, et déjà ce matin, j'ai la tête pleine d'idées !!!

jeudi, juillet 7 2005

RMLL, jeudi

Matinée de discussion et de rencontres de corridor.

Donné une entrevue d'une dizaine de minutes sur les ondes de Divergence-FM , ce n'est pas encore en ligne, mais ça ne saurait tarder. Ils diffusent en direct tous les jours de 12h40 à 13h40 (sur le web), heure française évidemment. Si vous êtes lève-tôt... :-)

mercredi, juillet 6 2005

Notes en vrac des premiers jours

Ouf ! Que d'action !

D'abord, pour les gens qui ne connaissent pas les RMLL, ce n'est pas un congrès "ordinaire". C'est un congrès sur le logiciel libre... qui est libre (l'accès est libre). C'est possible grâce à de nombreuses subventions locales, régionales, nationales, européennes et à de nombreux bénévoles également.

Les présentations sont en général très courtes (une vingtaine de minutes), l'idée étant d'en dire assez pour intéresser les gens, pour susciter des rencontres, des ateliers informels. Ça marche assez bien, je dois d'ailleurs présenter le Cyberfolio et le bulletin demain à plusieurs personnes qui veulent en voir plus... Ça n'est pas du tout cependant le genre de congrès très strict, très régi par le temps. L'ambiance est très "libre" (toujours), les gens sont sympas.

J'ai fait de nombreuses rencontres, pour l'instant, la présentation la plus marquante pour moi a été celle tout juste avant de dîner (de déjeuner, pardonnez mon québécisme). C'était celle de Paraná digital. Paraná est une province du Brésil, qui n'est pas très riche, mais où ils ont décidé d'implanter leur propre réseau de fibre optique entre toutes les écoles. Ça donne des bizarreries du style accès Internet très haut débit dans une école où il n'y a pas de toilettes ni d'eau courante... Par contre, ce qu'ils ont fait (et ce qu'ils vont faire) est nettement impressionnant, c'est comme si on avait consitué un réseau provincial (en logiciel libre mur à mur évidemment) pour tout le Québec (c'est similaire en termes de nombres d'élèves, et d'étendue). Ça m'a en même temps rappelé que je comprenais assez bien l'espagnol ! (le présentateur, bien que brésilien et parlant portugais, s'exprimait mieux en espagnol qu'en anglais).

Jacques Gélinas et moi avons présenté en après-midi les vservers , de la façon la moins technique possible, ce qui nous a conduit à faire un atelier devant une quinzaine de personnes ensuite, qu'on répétera demain matin à la demande générale.

Rencontres intéressantes, discussions passionnantes ! Et ça continue jusqu'à samedi... D'autres billets à suivre au fil des jours.

mardi, juillet 5 2005

En direct des RMLL

Actuellement dans le hall d'un bâtiment de l'Université de Bourgogne, en train d'écrire ce billet évidemment, aux Rencontres Mondiales du logiciel libre à Dijon !

Je devrais commettre quelques billets durant mon séjour... à suivre !

jeudi, juin 30 2005

Plus que quelques jours...

...avant de prendre l'avion, pour me rendre à Dijon, participer aux Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL).

En écoutant la "bande-annonce" (format ogg, 4Mo) d'une radio communautaire française qui couvre le libre, je me suis rendu compte qu'on m'avait repiqué quelques mots pour la promotion de l'événement.

Ils seront en direct tous les jours. Moi aussi, je compte bien poster quelques billets depuis les RMLL...

mardi, juin 28 2005

Conduite anti-professionnelle

Extrait d'une conversation surréaliste que je viens tout juste d'avoir au téléphone...

Interlocutrice: Bonjour, mon nom est Sandra de *** (nom d'une compagnie d'assurance bien connue). Madame la conjointe de Benoit svp.

Moi: Elle n'est pas disponible présentement...

Interlocutrice: Vous êtes son conjoint ?

Moi: Oui.

Interlocutrice: Nous vous appelons parce que vous avez laissé un coupon dans une boîte quelque part par rapport à votre nouvel enfant, et nous vous félicitons de sa venue. Nous vous informons que suite à ce coupon que vous avez laissé, vous vous méritez une assurance vie et accident gratuite pour votre enfant.

Moi: Merci. C'est très gentil.

Interlocutrice: Quel est le nom de votre enfant ?

Moi: Ti-Loup (j'ai dit son vrai nom, début du piège).

Interlocutrice: C'est un très joli nom que vous avez choisi pour votre enfant. Quelle est sa date de naissance ?

Moi: Euhhh... En quoi consiste cette assurance ?

Interlocutrice: C'est le conseiller qui vous appelera qui vous l'expliquera. Quelle est sa date de naissance ?

Moi: Euh, j'aimerais bien avoir plus de détail, un conseiller pourrait peut-être me rappeler pour que l'on prenne rendez-vous alors.

Interlocutrice: Ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne. Je dois d'abord prendre des renseignements, et un conseiller vous rappellera.

Moi: Écoutez, je ne vois pas pourquoi je donnerais des renseignements nominatifs sur mon enfant au téléphone comme ça. Ça me fera plaisir de rencontrer un conseiller et d'en discuter avec lui s'il y a lieu.

Interlocutrice: On ne fonctionne pas comme ça, j'ai besoin des renseignements d'abord.

Moi: Demandez à un conseiller de m'appeler, on prendra rendez-vous.

Interlocutrice: C'est quoi le problème ? C'est comme ça qu'on fonctionne, et ça marche comme ça.

(Moi, un peu surpris). Je trouve que vous n'avez pas une conduite très professionnelle pour une compagnie d'assurance, je refuse de donner des renseignements de ce type alors que c'est vous qui m'appelez et non pas moi. Quel est votre nom déjà ?

Interlocutrice: Sandra.

Moi: Votre nom de famille ?

Interlocutrice: Je ne vous donnerai pas mon nom de famille. *Clac*

Moi: Allo ? Allo ?


C'est fou comme à 6 mois (déjà 6 mois demain !), on peut déjà être sollicité. Je pense bien que je vais transmettre une plainte à la compagnie d'assurance en question. On nous dit partout à hauts cris de protéger nos renseignements personnels, je ne vois pas pourquoi ça serait si insultant de le faire. Je soupçonne fortement que cette fille ,que j'ai dû désarçonner un petit peu en la sortant de sa liste de questions-réponses préétablies, n'est pas à l'emploi de la dite compagnie mais plutôt d'un sous-traitant en télémarketing.

Y vont zavoir de mes nouvelles...

mardi, juin 21 2005

Modifications à la loi canadienne sur le droit d'auteur

Via Slashdot et Michael Geist, on voit maintenant les modifications canadiennes à la loi sur le droit d'auteur qui sont présentées en chambre (première lecture du projet de loi le 20 juin).

Un problème important avec cette loi (à laquelle peu de gens, à part l'industrie musicale, semblent avoir réagir), c'est le fait que le contournement des MPT (Mesures de Protection Technologique) pour une copie privée devienne illégale. Le plus drôle dans tout ça, c'est que je vous aurait bien copié un extrait de la FAQ (en utilisant mon droit légitime au "fair use" tel que protégé par cette même loi), mais le pdf de la FAQ est crypté et il est impossible de copier ce texte ! (voir la question #7).

Ça veut dire, si j'ai bien compris, que je serais dans l'illégalité si je transformais en fichier .ogg un de mes disques que j'ai légalement acheté pour pouvoir l'écouter sur mon lecteur portatif Samsung (je parle ici des disques avec les dispositifs "copy-controlled", pour lesquels je devrais utiliser un logiciel pour contourner la protection dans le but d'écouter la musique sur Linux par exemple).

Nous sommes de plus en plus près des américains on dirait bien...

(PS: Si je dis des âneries, rectifiez le tir ! Ça ne fera que me rassurer :-) )

jeudi, juin 9 2005

Combustion... non spontanée

Quand je tombe sur de telles pages, j'appelle ça des trésors du web. Par un hasard du surf dans le cyberespace, je me suis retrouvé sur la page décrivant une expérience de STP-Combustion . SPT voulant évidemment dire Strawberry Pop Tarts combustion. Une expérience délirante, que l'auteur de la page a tenté seulement avec un grille-pain... bon pour les poubelles après l'expérience. Évidemment, à l'extérieur, sur de l'asphalte, avec un extincteur.

Bref, du très scientifique n'importe quoi à son meilleur ! Le plus surprenant, c'est que cette page a déjà plus de 10 ans (parue en 1994).

Vous pouvez aussi voir comment causer de magnifiques éclairs à l'aide de raisins et d'un micro-ondes. Fascinant.

Ça fait du bien de passer un 10 minutes sur un ton moins grave ces temps-ci. :-D

mercredi, juin 1 2005

AQUOPS: moins de 10 jours

Ouf... Nous avons eu un conseil d'administration hier pour étudier toutes les possibilités quant à la survie de l'AQUOPS. Ce fut long et difficile. En voici les pénibles constatations... Ne perdons pas totalement espoir tout de même !


Chers membres et amis de l'AQUOPS,

Suite à un conseil d'administration qui a eu lieu le 31 mai 2005, les administrateurs en sont venus à la conclusion que la situation financière actuelle était extrêmement critique, et nécessitait la prise en considération de la fermeture et de la dissolution de l'AQUOPS.

Or, en dépit d'initiatives encourageantes, le conseil se doit d'agir de manière responsable et de préparer les scénarios les plus probables. Il convoque donc une assemblée générale spéciale de ses membres le 10 juin 2005 à 19h30 dans les locaux de l'AQUOPS à Montréal pour prendre une décision finale sur le sort de l'AQUOPS.

Toutefois, plusieurs partenaires continuent de nous supporter. Industrie Canada, la CDEC Centre-Nord ainsi que le MELS nous apportent un certain appui financier. Pour l'instant, cet appui n'est pas suffisant pour permettre de nous redresser et de poursuivre nos activités.

Cependant, suite à notre dernier message acheminé à nos membres, plusieurs nous ont manifesté un appui, et certains même nous offrant une lueur d'espoir. Il s'agit d'une volonté exprimée par certaines commissions scolaires de devenir membres corporatifs de l'AQUOPS en payant une cotisation annuelle calculée sur la base du nombre d'élèves de leur territoire.

En moins de 24 heures, 5 6 commissions scolaires ont exprimé leur volonté ferme d'agir ainsi et 3 autres commissions scolaires ont manifesté leur volonté d'adhérer à l'AQUOPS sur cette base. Nous espérons que le mouvement prendra de l'ampleur.

Cette initiative montre l'appui indéfectible des membres de l'AQUOPS à la mission et à la raison d'être de l'AQUOPS. Il nous reste moins de dix jours avant la fermeture probable de l'organisme.

Nous vous invitons à diffuser largement ce message et à saisir toute l'urgence de la situation.

Il est minuit moins une, 24 ans d'expertise pédagogique et technologique du seul réseau interdisciplinaire francophone d'enseignants des niveaux primaire et secondaire s'apprêtent à disparaître.

Merci de votre appui.

Pour rejoindre l'AQUOPS sur ce dossier, écrire à survie@aquops.qc.ca

vendredi, mai 27 2005

La survie de l'AQUOPS menacée

Je vous invite à lire ce message important de la part de l'AQUOPS dont je suis membre du conseil d'administration.


Chers membres et amis de longue date de l'AQUOPS,

Comme nous l'avons annoncé lors de l'assemblée générale tenue au dernier colloque, l'AQUOPS vit en ce moment une situation financière extrêmement difficile.

La baisse significative des inscriptions au colloque, la disparition du programme RESCOL à la source et les projets de recherche et développement, n'ont pas donné les retombées financières escomptées.

Nous faisons en ce moment de nombreuses interventions auprès de bailleurs de fonds qui pourraient aider l'AQUOPS à traverser ce mauvais moment.

Nous vous informons de la situation maintenant car il semble que personne ne peut imaginer que l'AQUOPS «va si mal». Autour de nous, la première surprise passée, nos interlocuteurs n'ont que des bons mots, des félicitations pour le travail accompli, des commentaires positifs et ils expriment tous le désir de voir l'AQUOPS au poste encore longtemps.

Si l'AQUOPS vous tient à coeur, si votre association vous a été utile, si vous croyez qu'elle doit continuer à jouer un rôle important pour l'exercice de votre profession et si vous croyez être en mesure d'influencer certains décideurs, alors n'hésitez pas.

Il y a un risque que l'AQUOPS disparaisse et ce dans un délai rapproché. Chaque geste de ses membres peut contribuer à sa survie. Nous vous informerons de la suite des événements très bientôt.

Les membres du Conseil d'administration de l'AQUOPS,

Claude Raymond, Président
Nathalie Frigon, 1ère Vice Présidente
Florian Meyer, 2ième Vice-Président
Benoit Saint-André, Secrétaire
Lise Lachance, Trésorière
Michel Aubé
Jacques Daignault
Pierre Delisle
Liette Demanche
Mario Morin
André Roy
Charles Fillion, directeur général
courriel : survie@aquops.qc.ca

jeudi, mai 26 2005

Vous savez que vous êtes un caféïnomane lorsque ...

... vous ouvrez votre réfrigérateur à la maison, et que vous y retrouvez de la crème 10% en format d'un litre.

Allez, autres caféïnomanes, exprimez-vous !

mardi, mai 10 2005

Toujours la confusion des genres...

Certains des syndicats enseignants sortent leurs dernières munitions pour tenter de faire dérailler "la réforme" au secondaire...

La section de l'article "Enseigner clandestinement!" m'a particulièrement fait sourciller, avec entre autres...

"Constatant le manque de connaissances de sa classe, Mme Racine triche en donnant des dictées et des leçons à mémoriser, même si ce n'est pas prescrit par la réforme."

et aussi le presque aussi édifiant

"Et à peine 25 % des établissements utilisent encore le bulletin préconisé par la réforme."''

?!?!?

D'où est-ce que ces affirmations sortent ? Lors de discussions avec des collègues, j'ai toujours exigé de voir les documents lorsque de telles affirmations étaient posées. On m'a souvent dévisagé pour être aussi "Thomas" comme on dit au Québec, mais la lecture des documents officiels m'a la plupart du temps donné raison.

Rien dans le nouveau programme ne prescrit l'interdiction des dictées. Ce n'est pas de la triche d'en donner. On peut bien sûr questionner l'efficacité d'une dictée, j'en conviens. Sauf que c'est à l'enseignant d'utiliser les moyens pédagogiques qu'il juge approprié. Et l'enseignement des connaissances n'est pas balayé du revers de la main nécessairement. La mémorisation non plus. Il est cependant légitime de demander à quoi cela sert-il, et dans quel contexte il faut l'évaluer. Un élève incapable d'écrire un texte pouvant être lu à cause d'un nombre impensable de fautes d'orthographe est-il compétent à écrire des textes variés ? Si son destinataire est incapable de lire le texte, l'élève n'a pas développé sa compétence à un niveau nécessaire, c'est clair. Faut-il d'abord leur faire mémoriser les règles, ensuite les faire écrire ? Le programme ne prescrit rien de tout cela ! La prescription est de développer la compétence à écrire des textes variés (je m'en tiens toujours à cette compétence de français comme exemple), avec un certain nombre de critères d'évaluation. Si l'élève arrive à communiquer adéquatement, la "méthode" utilisée a plus ou moins d'importance pour arriver à la fin. Bien sûr, j'ai ma méthode préférée, mais chaque enseignant a la sienne.

Il n'y a pas non plus de "bulletin préconisé par la réforme". Chacune des écoles peut utiliser le bulletin qui lui convient, en autant qu'il respecte les grands principes édictés par le ministère. Et je vous jure, il y a une certaine latitude dans le domaine. Bien sûr, certaines commissions scolaires (beaucoup en fait) ont uniformisé le bulletin à utiliser dans toutes les écoles, mais il s'agit d'un choix de direction d'école, non une imposition du ministère.

Bref, on pourrait modifier le dicton et dire qu'il faut lire les documents 7 fois avant de parler. Et de mettre tout sur le dos de "la réforme" n'aide pas à éclaircir la confusion des genres.

Mise à jour: on trouve aussi un article dans le Devoir qui traite du même sujet. Avec une autre affirmation de ce genre:

"«La prémisse de base de la réforme est fausse. Après l'avoir expérimentée au primaire, on peut constater que c'est un échec. Les enfants ont besoin de plus d'encadrement, ils ont besoin d'être dirigés», fait valoir Yves Parenteau de l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal."

Bien sûr, c'est écrit où ça déjà que la "réforme" exige (prescrit même) de ne pas encadrer ni diriger les élèves ?

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