En lecture: Le mètre du monde

Suis en train de lire "Le mètre du monde", un livre de Denis Guedj qui a aussi écrit "Le théorème du perroquet". Le titre m'a tout de suite attiré, c'est un livre sur l'histoire de la mise en place du système métrique, qui dès le départ, était pensé dans un but international. Ce qui explique très bien d'ailleurs pourquoi le Bureau international des Poids et Mesures est toujours situé en France.

J'aime bien le fait qu'il présente la mise en place de ce système dans le contexte historique dans lequel il a été créé, c'est-à-dire la révolution française. Ça montre que les innovations et révolutions scientifiques (changement de paradigmes diraient certains...) ne surviennent pas en vase clos, hors du temps, de l'espace et des hommes...

Commentaires

1. Le par Patrice Levesque

>>Ça montre que les innovations et révolutions scientifiques (changement de paradigmes diraient certains...)

Gardons notre sérieux, un remplacement d'unités, bien que très pratique pour le calcul et la communication, ne constitue rien de très révolutionnaire. Ils ont envoyé un homme sur la lune avec des pouces et des onces et viennent d'élire un pied :)

Personnellement (bien que ça n'aurait pu se penser à l'époque de Napoléon) je trouve plus choquantes les unités de Planck [ fr.wikipedia.org/wiki/Uni... ] qui entraînent la disparition des constantes des formules de physique, constantes nécessaires à cause du caractère arbitraire des unités de mesure qu'on utilise - impériales, métriques ou bibliques. Dit autrement, notre définition du mètre et de la seconde se mêlent mal, aussi mal que le pouce au gallon ou le chant du coq au jet de pierres. D'aller chercher ainsi les «unités de base» de ce qu'on connait de mesurable dans l'Univers permet de mieux abstraire les relations entre ces unités; au premier coup d'oeil «E=mc^2» paraît aussi malformé que la formule du refroidissement éolien [ ptaff.ca/humidex/#mref ], alors que «E=m» donne tout de suite un choc paradigmodalarmant.

Alors que le système métrique existe en sa forme actuelle car l'homme-de-la-rue compte 10 doigts, le système de Planck ressemble moins à de la géométrie anthropomorphique et davantage à un rapprochement vers le fondamental. On retourne en quelque sorte à l'indivisible de Dalton, et je persiste dans ma croyance que l'Univers fonctionne en nombres entiers :)