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N'ajustez pas votre température - Message à l'émission "C'est bien meilleur le matin" diffusée depuis Montréal à Sherbrooke

Voici un message que je viens de transmettre à l'équipe de l'émission "C'est bien meilleur le matin" diffusée à Radio-Canada tous les matins de la semaine, entendue à Sherbrooke tous les matins sur mon radio-réveil, diffusée depuis la ville de Montréal.

Bonjour à toute l'équipe

Je sais pertinemment que la température que vous annoncez pour la ville de Sherbrooke est en fait celle de l'aéroport de Sherbrooke, situé à East Angus qui est à plus de 20 km du centre-ville ! (si si, voyez par vous-même)

Or, cette température en degrés que vous annoncez est systématiquement de 2 à 3 degrés sous la température dont la majorité des sherbrookois jouissent à l'heure où vous l'annoncez.

Je pourrais conjecturer que vous donnez l'impression aux gens qu'il fait plus froid qu'en réalité à l'extérieur, contribuant ainsi à un ralentissement économique certain le matin, les gens restant quelques minutes de plus sous la couette ("Y fait ben frette dehors !!!, Véronique l'a dit !").

Je vous fait donc en terminant une suggestion constructive: installer un thermomètre à l'extérieur de vos rutilants nouveaux studios de Sherbrooke situé au coeur de la ville.

Véronique pourra ainsi annoncer fièrement une température "à l'extérieur de nos studios" beaucoup plus conforme à ce que ressent la majorité des Sherbrookois.

Sherbrookement vôtre.

Benoit St-André

Résident de Sherbrooke.

Tirer des laitues Iceberg , tout en ne regardant pas la caméra

Deux parties à ce petit billet, centré sur un drôle de phénomène de mode des émissions de cuisine.

Pourquoi avons-nous mangé de la Iceberg toute notre jeunesse ?

J'ai regardé avec en famille une émission assez tordante sur Food Network, animée par Jamie Oliver (Jamie at Home) sur les salades, où le "naked chef" essaie de vous montrer que c'est franchement simple de faire de la bonne bouffe.

Il déconstruit assez vite la préparation d'une bonne salade (et vinaigrette), et finit le tout par le tir "au pigeon d'Iceberg", en faisant lancer des laitues Iceberg dans les airs à son jardinier pour les tirer avec son fusil de chasse.

Je ne sais trop d'où est venue la popularité de la laitue Iceberg au Québec. Semble d'après cette émission que l'Angleterre adore aussi cela. Quête de simplicité ? Plus facile à laver ? Meuh non. Il semble, d'après ce site, que c'est tout simplement parce que c'est une des variétés qui résiste le mieux au froid, et que c'était la seule qu'on pouvait se procurer à l'année.

Morale de l'épisode: la Iceberg fait une bonne cible (au propre comme au figuré).

La mode de parler à une tierce personne à la télévision

Cette morale m'amène à aborder la forme de l'émission elle-même. À la télévision, il semble y avoir 2 grandes façons de situer la caméra dans l'environnement de l'émission. Soit on s'y adresse directement, comme si le téléspectateur était la personne à qui on s'adressait, soit on ne s'occupe pas du téléspectateur, et ce dernier est vraiment "spectateur" et observe la scène (lors d'une interview par exemple).

Par ailleurs, j'ai remarqué une troisième forme, plus frappante dans cette émission de Jamie Oliver, mais je me rappelle très bien que Daniel Pinard l'utilisait fréquemment aussi. C'est celle de s'adresser à quelqu'un qui est environ 1 mètre à côté de la caméra. Qui est-ce ? Le réalisateur ? Le régisseur ? On voit toujours la vedette regarder de façon légerement décalée,

Maintenant que j'ai vraiment remarqué cela, je ne sais pas jusqu'à quel point ça va finir par m'énerver. Ce qui me rebrousse les poils, c'est que ça fait un peu "artificiel". c'est comme si la caméra était là en observateur, mais pas complètement. Comme si le réalisateur avait mal placé sa caméra (youhou, elle est là la caméra, regarde la petite lumière rouge).

Est-ce une mode qui va se passer ? Comme la caméra-qui-bouge-tout-le-temps de Musique Plus dans les années 90 ?

De la signalisation en pays anglo-saxon nord-américain, première partie

De retour (sur le blogue aussi) de mes vacances, je me hasarde à une courte analyse de la signalisation routière du pays visité, les États-Unis.

La signalisation routière dans les pays anglos-saxons (nord-américains) est, selon mon analyse toute non scientifique, relativement verbeuse. En général, il existe très peu de panneaux qui sont composés uniquement de pictogramme.

Des exemples

Prenons comme exemple très simple le signe "Cédez le passage" , ou "Yield" pour les anglophones. Au Québec, on utilise un symbole , utilisé d'ailleurs dans les autres pays européens. En comparaison, les américains sentent le besoin d'écrire ce que ça veut dire.

Cédez le passage

Prenons un autre exemple, les avertissements de danger à l'approche d'une courbe. Aux États-Unis, on vous l'annonce comme suit:

Au Québec (et en Europe d'ailleurs), on ira pour le pictogramme de ce genre:

Allons-y pour le plus complexe, beaucoup de déchiffrage à faire. Disons que vous êtes dans un parc national où il y a beaucoup d'orignaux. On peut tout simplement vous l'expliquer avec quelques mots bien sentis. C'est ce qu'on fait au Vermont par exemple.

Ou tout simplement, comme au Québec, vous le montrer:

Nous ne sommes pas les seuls d'ailleurs. Les européens en général (les suédois dans le cas du panneau suivant) utilisent aussi ce genre de pictogramme:

Le besoin de nous parler ?

Bref, aussitôt que le québécois moyen se dirige en voiture vers les États-Unis, il remarque une drôle de différence. Les panneaux lui parlent, ils veulent lui transmettre une grande quantité de mots.

C'est une question éminemment culturelle, c'est notre oeil qui n'est pas habitué à ces images.

J'ose cependant avancer que les informations que lorsque l'on roule à 50 km/h sur une route, un pictogramme et des fléchages sont BEAUCOUP plus rapides à déchiffrer. J'ai remarqué à presque toutes les sorties empruntées aux États-Unis des panneaux du genre "Mike's Gas Station ---->", alors qu'au Québec, on y verrait le pictogramme d'une pompe à essence avec une flèche.

Est-ce que les mots ont toute la qualité de l'information requise alors que l'on roule à grande vitesse ? J'en doute. La preuve, ce sont les conventions de couleurs et de formes.

À force de lire sur le sujet, j'ai bien le goût de vous revenir sur cela, dans un prochain billet.

Références et manipulations des images

PS: Les images de la signalisation fournie par le ministère des transports ne sont malheureusement pas disponibles en format vectoriel ouvert SVG , j'ai du pour vous les fournir en qualité intéressante les télécharger au format eps, un format vectoriel ouvert, mais propriétaire. Ça s'ouvre ensuite directement avec Inkscape, si vous avez la librairie "pstoedit" installée. On enregistre en SVG, ou on exporte directement en png.

Les liens vers ceux-ci pointent sur le site du MTQ donnant les spécifications et les fichiers originaux pour les panneaux routiers. La page du MTQ sur la signalisation est également bougrement intéressante. J'y reviendrai dans un autre billet.

Choc culturel...

... en entendant la chanson "Hawaïenne" des Trois Accords en prenant une bière dans un petit bar d'Amiens.

C'est quand même un peu suprenant.

Personne ne m'a encore parlé des Têtes à Claques cependant. Remarquez, c'est peut-être une bonne chose ;-)

Redonner libre cours à mes écrits

Libre cours ... renait de ses cendres en 2007 !

Ça faisait déjà quelques mois que je n'avais pas touché à mon blog. Je ne sais trop si c'est la température, le déménagement dans ma nouvelle ville, mon nouvel emploi, mon ti-loup, mon amoureuse, ou un mélange de tout ça, mais bon, j'avais moins la tête à ça.

C'est aussi parce que écrire dans un blog, c'est un peu comme se rendre dans la cour arrière, dans son atelier de travail, lorsqu'on s'y rend de moins en moins souvent. On a d'abord pas trop envie de vraiment ramasser tout ce qui traîne, de classer les trucs, de donner les deux ou trois coups de marteau et le coup de pinceau qui seraient de mise.

Eh bien, j'ai réussi à prendre l'énergie qui me manquait et à foncer. J'ai eu aussi un bon coup de main de mes deux amours (ti-loup s'exprimant en disant "beau...beau..." de temps en temps, et mon amoureuse contribuant à l'harmonie des couleurs et au recadrage photo).

Merci à Dotclear 2, qui a un interface tout ce qui est de plus stimulant si on le compare à son ancienne mouture. Vous pouvez plonger dans le processus technique de tout ça ici.

Merci également à Kozlika et son thème Papageno que j'utilise maintenant. J'ai légèrement modifié la charte de couleurs, et ajouté une photo dans le coin supérieur droit gauche que j'ai prise il y a de ça deux ans lors d'une visite en France au château de Cheverny (celui qui a servi de modèle à Hergé pour Moulinsart). Cette photo montre un modèle planétaire ceinturé d'un calendrier, dont il faudrait un jour que je trouve les spécifications exactes.

Alors, c'est reparti. De nouveau Libre cours à mes écrits !

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